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Gîte de la Ferme de la Cour

 

 

 

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Étymologie

 

Le toponyme de Grenneville serait une dé­forma­tion de Guelinevilla ou la ville de Gueli­nel, nom de personne médieval dérivé du vieux normand Gueline ou Geline. Le cartu­laire de Montebourg cite au XIIè siècle un Jocelino de Gelinevilla. On trouve également dans le Pouillé vers 1280 Guelinevilla. Marcel Proust, dans "A la recherche du temps perdu", au cours d'un dialogue entre le nar­rateur et le professeur Brichot rapproche Grenneville de Grania qui signifie marais ou étang.

 

L'orthographe de Grenneville a varié au cours des siècles. Il semble que le redouble­ment de la consonne "n" est récent. Ce to­ponyme est encore écrit avec un seul n dans un docu­ment imprimé en 1576.

 

 

 

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Le Pavillon de Grenneville

Façade Est

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Taque (7)

 

 

 

 

 

 

Quelques précisions historiques

 

Le nom de Grenneville devait désigner, à l'origine, une villa romaine ou gallo-romaine qui elle-même faisait probablement suite à une présence gauloise.

 

La première preuve écrite que nous ayons de l'existence d'un manoir à Grenneville date de 1243 à travers un acte de donation d'Anquetil de Saire à Guillaume de la Fière. Plus tard, en 1463, lorsque Montfault vérifie la noblesse des Murdrac il indique que Guillaume Murdrac habite le manoir de Grenneville. En 1628, René de Gibot, mari de Marie Murdrac, est autorisé à préle­ver vingt chê­nes en forêt de Montaigu pour res­taurer le manoir. Plus près de nous en 1710, Madeleine Kadot,  femme de Nicolas Murdrac, obtient l'auto­risation de cons­truire une chapelle dans l'enceinte du manoir.

 

Ces données éparses et une bonne observa­tion des lieux permettent de formuler quelques hypothèses.

 

En entrant dans la cour par le porche vous trouvez : à votre droite (Nord) le logis sei­gneurial,  à votre gauche la ferme et le pres­soir et en face de vous les étables.

 

La partie centrale du logis comprenant la tour et la par­tie à gauche de cette tour sont du début XVè siècle.  Elle a donc été vrai­semblablement cons­truite par Guillau­me  Murdrac époux de Robinette de Grimouville ou son fils également prénommé Guillaume. L'épaisseur des murs, leur cons­titu­tion, le style de certaines ouvertures et le décor de la cheminée du rez-de-chaussée sont là pour étayer cette affirmation. Pour les mêmes raisons, les por­ches, le pigeon­nier et une partie des étables sont aussi proba­blement de la même époque.

La partie Est du logis (face à la mer) est du début du XVIIIè siècle. Elle a été construite en 1710 par Nicolas Murdrac. C'est à cette époque que furent ouvertes les fenêtres du rez-de-chaussée et du premier étage de la partie centrale et également édifiée une chapelle aujourd'hui disparue.

 

La ferme, en face du logis, serait selon une inscrip­tion gravée dans le linteau de la porte du pressoir de 1521. Le pressoir a été modernisé au XIXè siècle en même temps qu'une partie de la façade mais cette dernière avec moins de bonheur.

 

Il est plus difficile de dater les étables qui ferment la cour à l'Ouest. Les linteaux ou­vragés de plu­sieurs ouvertures pourraient laisser penser qu'une partie de ces bâti­ments est de la même époque que les por­ches : le XVè siècle. A moins qu'il  ne s'agisse de récupéra­tion. Ici aussi, il est vi­sible que des transformations ont eu lieu. Dans un inventaire des biens de Guillaume Murdrac il est fait mention d'un moulin à eau. En raison de la disposition des lieux ce moulin aurait pu naturel­lement se trouver dans l'un de ces bâtiments.

 

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Façade Est et Pigeonnier

 

 

La seigneurie de Grenneville a été successi­ve­ment tenue par :

 

à      Les Greneville, avant le XIIè siècle. Compa­gnons du Duc Guillaume cette famille devint ensuite célèbre en Angleterre.

 

à      Les de Port du XIIè au XIVè siècle. Au dé­but du XIIIè siècle Philippe-Auguste con­fisqua le fief au profit de Simon de la Fière (1243). Cette confisca­tion fut cer­tainement de courte de durée car tout au long du XIIIè siècle la famille de Port est citée comme seigneur de Grenne­ville.

 

à      Les Grosparmy d'Esquay : à fin du XIVè siècle.

 

à      Les Murdrac : en 1392 Collin Murdrac épouse Jeanne Grosparmy d'Esquay. Félix-Sébastien Murdrac tué le 16 octobre 1760 à la bataille de Campsbrouch sera le dernier Murdrac seigneur de Grenneville

 

à      Les Pierrepont : Pierre-Raymond-Charles - Louis, Marquis de Pierrepont épousa en 1763 Marie-Francoise de Murdrac. Il était le fils de Charles-Louis, Comte de Pierrepont, Seigneur de Dodainville et Charlotte-Coline Fitz-Gérald de Saint Marcouf. Le Marquis de Pierrepont sera le dernier Seigneur de Grenneville. Aucun de ses fils n'eut de postérité.

 

A sa mort, son gendre Jean-René Lecauf de Banoville hérita du manoir. Il fut le premier et l'uni­que maire de Grenneville. La commune fut rattachée à Crasville en 1817. Il est mort sans postérité en 1837. Il donna le manoir à son neveu Elzéard David du Mutel  qui le vendit en 1862 au Docteur Benoni Houssin-Dumanoir maire de St. Lô. Lui-même céli­ba­taire en fit hé­riter son petit-neveu le Docteur René Thomas. Depuis le manoir est resté dans la famille

 

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Visites :

du 14 juillet au 31 août de 10h à 12h et de 14h à 17 h

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